L’édito éco de RCF

 Florent Zucca, de la rédaction des Petites Affiches lyonnaises, évoque la santé des entreprises au micro de Jean-Christophe Galeazzi.

Alors que les sociétés en difficulté font la Une des journaux, on constate que la plupart des entreprises affichent des taux de croissance significatifs. Leur atout : l’ouverture à l’international…

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« Je ne travaille pas »

Hier après-midi, conversation avec Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel&Augustin, pendant qu’il prenait de l’essence sur l’autoroute. Extraits.

Augustin Paluel-Marmont, à la tête d'une PME de 35 salariés

« Moi mon but, c’est de faire sourire la planète. On est dans une démarche humaine. Michel&Augustin, c’est d’abord une histoire d’amitié ».

« Je travaille tel que je suis, et je n’ai jamais considéré que le travail était quelque chose de pénible. Je ne travaille pas: je vis une passion. »

« Un état d’esprit, cela se décrète, c’est une question de volonté. La question pour un entrepreneur est: comment créer le terreau fertile à un état d’esprit positif au quotidien? »

« Pour grandir, il faut se laisser du temps. Le temps d’apprendre, de corriger le tir, d’investir et de construire. »

« La grande distribution? J’en accepte les règles. Je ne supporte pas les gens qui se plaignent. Si j’y suis, c’est par choix. »

« J’ai une question pour Anne-Sophie Pic: comment rendre l’exceptionnel accessible au plus grand nombre? »

Pour prolonger la rencontre, rendez-vous le 4 octobre à 12h30: déjeuner-débat avec Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel&Augustin et Anne-Sophie Pic, chef 3 étoiles à Valence.

Connaissez-vous les Journées de l’économie?

Les 4èmes Journées de l’Economie se dérouleront à Lyon les 9, 10 et 11 novembre 2011.  Ces trois jours sont l’occasion pour le grand public de se familiariser avec l’économie à travers plus de 40 conférences gratuites et accessibles à tous, animées par des intervenants issus de la sphère politique, économique, sociale et universitaire.

Avec plus de 6000 participants en 2010, les JECO, manifestation sans équivalent en France, remportent un succès croissant.

Les Journées de l’Economie 2011 apporteront un éclairage à de nombreux sujets d’actualité, parmi lesquels l’avenir de la mondialisation, les politiques industrielles à l’échelle européenne,  l’avenir de la zone euro, les enjeux d’une croissance soutenable en France, la restauration du dialogue social, ou le micro-crédit : une solution à la pauvreté ? Et bien d’autres questions encore…

Laurence Parisot, Pascal Lamy, Augustin de Romanet, Philippe Aghion, Jean-Pierre Jouyet, François Drouin, Raymond Soubie, Patrick Artus, Jean Pisani-Ferry, Maria Novak sont quelques-unes des personnalités ayant d’ores et déjà confirmé leur participation aux JECO.

Ayant pour objectif de lever les frontières entre « experts » et « non initiés », les Journées de l’Economie se déroulent dans un esprit convivial avec des moments propices à l’échange entre les intervenants et le public. Le salon du livre qui se tient dans le cadre des Jéco sera l’occasion de rencontrer de nombreux auteurs.

Programme détaillé disponible sur le site www.journeeseconomie.org

Ces ETI qui nous manquent tant…

Sur les 2,8 millions d’emplois créés en France ces dernières années, 2,3 millions l’ont été par des PME, selon un rapport du Ministère de l’Economie et Oseo en 2008. Les analystes ne cessent de répéter que ce sont elles, les moteurs de la croissance économique et de l’emploi dans notre pays, bien plus que les multinationales dont le terrain d’investissement est devenu mondial.

Et pourtant, le nombre des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI) est en perte de vitesse. Les ETI, ce sont ces gazelles de 250 à 5000 salariés et dont le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros. Fait notable: 40% des ETI nationales sont des entreprises familiales. Leur taille critique permet une performance solide à l’export, et une assise financière suffisamment stable pour pouvoir supporter le coût de l’innovation. Elles étaient 4507 en 2008, 4185 en 2009 et auraient encore perdu des troupes en 2010.

Outre les blocages financiers et administratifs qui ont été très bien pointés du doigt par des observatoires comme l’Institut Montaigne ou la DGCIS, c’est sans doute également notre culture entrepreneuriale qui est en cause: dès les bancs de l’école, les profils « atypiques » sont invités à rentrer dans les rangs, le goût de l’indépendance, la prise de risque, la capacité de rebond sont des facultés passées sous silence dans le cursus scolaire français. Jusqu’aux grandes écoles, qui favorisent largement les carrières au sein des grands groupes plutôt que les parcours salariaux au sein des PME.

Faut-il rendre obligatoire le stage en PME ou en ETI pour les élèves de grandes écoles, comme le suggère l’Institut Montaigne? Comment inciter les futurs cadres à projeter leurs talents dans les ETI de demain? Comment leur redonner l’envie de « plonger les mains dans le cambouis » et de renouer avec l’expérience d’organisations économiques à taille humaine?

Des questions abordées dans l’atelier « Entreprendre et éducation » à Valpré le 4 octobre, de 17h à 18h30. Un atelier animé par Nadine Barbottin (APEL, responsable de la commission Ecole et monde professionnel) et Patrick Gilormini (ESDES, école de management à Lyon)

L’entrepreneur culturel est-il un entrepreneur comme les autres?

C’est l’histoire d’un entrepreneur un peu hors du commun, d’un entrepreneur qui partait à la « chasse au papillon » pour reprendre l’expression d’un chercheur au CNRS spécialiste de la veille anticipative. Qu’il travaille dans le secteur des arts vivants, du multimédia, de la peinture ou de la musique électronique, l’entrepreneur culturel tente toujours de révéler des attentes cachées, de capter des signaux faibles, d’anticiper un besoin intangible de l’homme parce que mi-esthétique, mi-spirituel, et éminemment subjectif.

Il dispose à cet égard d’une sensibilité, d’un savoir-faire indiscutables, dont les entrepreneurs ordinaires gagneraient beaucoup à s’inspirer pour appréhender leur marché. Et pourtant, malgré cette prédisposition naturelle à l’innovation, le secteur culturel peine à se « mettre en économie ». Derrière cette expression ne se profile pas forcément le diktat de la rentabilité, ni même celui de la compétitivité, mais l’exigence de s’insérer dans un système d’échange constructif et durable avec les autres acteurs de l’économie, afin qu’il puisse occuper sereinement la place qui lui revient.

Quels sont les paradigmes à mettre en oeuvre pour que ce secteur parvienne à transformer des bénéfices d’ordre esthétique, humain, spirituel en avantages concurrentiels? L’entrepreneur culturel est-il un entrepreneur comme les autres?

Cette thématique fera l’objet d’un atelier aux prochains Entretiens de Valpré mardi 4 octobre 2011, de 17h à 18h30. S’inscrire