C’est l’histoire d’un entrepreneur un peu hors du commun, d’un entrepreneur qui partait à la « chasse au papillon » pour reprendre l’expression d’un chercheur au CNRS spécialiste de la veille anticipative. Qu’il travaille dans le secteur des arts vivants, du multimédia, de la peinture ou de la musique électronique, l’entrepreneur culturel tente toujours de révéler des attentes cachées, de capter des signaux faibles, d’anticiper un besoin intangible de l’homme parce que mi-esthétique, mi-spirituel, et éminemment subjectif.
Il dispose à cet égard d’une sensibilité, d’un savoir-faire indiscutables, dont les entrepreneurs ordinaires gagneraient beaucoup à s’inspirer pour appréhender leur marché. Et pourtant, malgré cette prédisposition naturelle à l’innovation, le secteur culturel peine à se « mettre en économie ». Derrière cette expression ne se profile pas forcément le diktat de la rentabilité, ni même celui de la compétitivité, mais l’exigence de s’insérer dans un système d’échange constructif et durable avec les autres acteurs de l’économie, afin qu’il puisse occuper sereinement la place qui lui revient.
Quels sont les paradigmes à mettre en oeuvre pour que ce secteur parvienne à transformer des bénéfices d’ordre esthétique, humain, spirituel en avantages concurrentiels? L’entrepreneur culturel est-il un entrepreneur comme les autres?
Cette thématique fera l’objet d’un atelier aux prochains Entretiens de Valpré mardi 4 octobre 2011, de 17h à 18h30. S’inscrire


