Découvrez les compte-rendus des ateliers

Vous aviez hésité entre deux ateliers? Vous en aviez repéré un mais il était déjà complet? Retrouvez en un clic le compte-rendu des dix ateliers thématiques des Entretiens de Valpré. 

ATELIER n°1 Entreprendre et éducation

ATELIER n°2 Entreprendre et culture

ATELIER n°3 Entreprendre et solidarité

ATELIER n°4 Entreprendre et finance

ATELIER n°5 D’entreprendre à manager

ATELIER n°6 Entreprendre et foi

ATELIER n°7 Entreprendre et équilibre de vie

ATELIER n°8 Entreprendre à 20 ans

ATELIER n°9 Evangéliser une véritable entreprise

ATELIER n°10 Oser entreprendre

Les ateliers des Entretiens de Valpré, qu’est-ce que c’est?

Ce sont des sortes de « workshops » qui permettent de creuser en groupe restreint (15 à 25 personnes) et de manière interactive les thématiques qui vous intéressent. Deux animateurs sont en charge de la qualité des échanges et de l’écoute. Ces ateliers doivent permettre de croiser des expériences et des regards issus d’univers différents. Cette année, des étudiants de l’ESDES, l’école de management de la Catho de Lyon, ont pris en charge l’élaboration des compte-rendus. Qu’ils en soient ici remerciés, ainsi que tous les animateurs qui ont donné de leur temps, de leur énergie et de leur talent pour mener à bien ces temps de parole partagée.

Quels sont les thèmes ou les aspects de l’entreprise que vous aimeriez voir traiter en atelier l’an prochain?

Vos commentaires seront pris en compte dans l’élaboration de la prochaine édition des Entretiens de Valpré, qui se déroulera le 2 octobre 2012.

« Je ne travaille pas »

Hier après-midi, conversation avec Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel&Augustin, pendant qu’il prenait de l’essence sur l’autoroute. Extraits.

Augustin Paluel-Marmont, à la tête d'une PME de 35 salariés

« Moi mon but, c’est de faire sourire la planète. On est dans une démarche humaine. Michel&Augustin, c’est d’abord une histoire d’amitié ».

« Je travaille tel que je suis, et je n’ai jamais considéré que le travail était quelque chose de pénible. Je ne travaille pas: je vis une passion. »

« Un état d’esprit, cela se décrète, c’est une question de volonté. La question pour un entrepreneur est: comment créer le terreau fertile à un état d’esprit positif au quotidien? »

« Pour grandir, il faut se laisser du temps. Le temps d’apprendre, de corriger le tir, d’investir et de construire. »

« La grande distribution? J’en accepte les règles. Je ne supporte pas les gens qui se plaignent. Si j’y suis, c’est par choix. »

« J’ai une question pour Anne-Sophie Pic: comment rendre l’exceptionnel accessible au plus grand nombre? »

Pour prolonger la rencontre, rendez-vous le 4 octobre à 12h30: déjeuner-débat avec Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel&Augustin et Anne-Sophie Pic, chef 3 étoiles à Valence.

Ces ETI qui nous manquent tant…

Sur les 2,8 millions d’emplois créés en France ces dernières années, 2,3 millions l’ont été par des PME, selon un rapport du Ministère de l’Economie et Oseo en 2008. Les analystes ne cessent de répéter que ce sont elles, les moteurs de la croissance économique et de l’emploi dans notre pays, bien plus que les multinationales dont le terrain d’investissement est devenu mondial.

Et pourtant, le nombre des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI) est en perte de vitesse. Les ETI, ce sont ces gazelles de 250 à 5000 salariés et dont le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros. Fait notable: 40% des ETI nationales sont des entreprises familiales. Leur taille critique permet une performance solide à l’export, et une assise financière suffisamment stable pour pouvoir supporter le coût de l’innovation. Elles étaient 4507 en 2008, 4185 en 2009 et auraient encore perdu des troupes en 2010.

Outre les blocages financiers et administratifs qui ont été très bien pointés du doigt par des observatoires comme l’Institut Montaigne ou la DGCIS, c’est sans doute également notre culture entrepreneuriale qui est en cause: dès les bancs de l’école, les profils « atypiques » sont invités à rentrer dans les rangs, le goût de l’indépendance, la prise de risque, la capacité de rebond sont des facultés passées sous silence dans le cursus scolaire français. Jusqu’aux grandes écoles, qui favorisent largement les carrières au sein des grands groupes plutôt que les parcours salariaux au sein des PME.

Faut-il rendre obligatoire le stage en PME ou en ETI pour les élèves de grandes écoles, comme le suggère l’Institut Montaigne? Comment inciter les futurs cadres à projeter leurs talents dans les ETI de demain? Comment leur redonner l’envie de « plonger les mains dans le cambouis » et de renouer avec l’expérience d’organisations économiques à taille humaine?

Des questions abordées dans l’atelier « Entreprendre et éducation » à Valpré le 4 octobre, de 17h à 18h30. Un atelier animé par Nadine Barbottin (APEL, responsable de la commission Ecole et monde professionnel) et Patrick Gilormini (ESDES, école de management à Lyon)