Entreprendre en 2011: du rêve à la réalité. Compte-rendu du déjeuner-débat

A quoi avons-nous envie de rêver aujourd’hui? Où voulons-nous que nos entreprises nous emmènent?

Rencontre entre Anne-Sophie Pic, chef 3 étoiles à Valence, et Augustin Paluel-Marmont, PDG de Michel et Augustin.

 

 

 

 

Pour télécharger quelques extraits écrits du déjeuner-débat, cliquez ici.

 

 

Atouts et handicaps de la minorité catholique

De la bataille contre la suppression du lundi de Pentecôte jusqu’à la mobilisation des politiques et patrons en faveur de KTO, en passant par le Collège des Bernardins à Paris, les réseaux catholiques ont entamé leur mutation. Paradoxalement, c’est dans leur fragilité – leur caractère désormais minoritaire – qu’ils puisent l’essence de leur regain d’élan vital.

Les réseaux catholiques représentent aujourd’hui un lacis d’initiatives spontanées et bouillonnantes, capables de faire rayonner un discours qui puise sa force dans les fondements de la civilisation européenne.

Retrouvez la conférence de Marc Baudriller, journaliste en charge du secteur médias au magazine Challenges et auteur des Réseaux cathos (Robert Laffont, 2011), au Collège des Bernardins en mai 2011.


Les réseaux cathos par college-des-bernardins

Ces ETI qui nous manquent tant…

Sur les 2,8 millions d’emplois créés en France ces dernières années, 2,3 millions l’ont été par des PME, selon un rapport du Ministère de l’Economie et Oseo en 2008. Les analystes ne cessent de répéter que ce sont elles, les moteurs de la croissance économique et de l’emploi dans notre pays, bien plus que les multinationales dont le terrain d’investissement est devenu mondial.

Et pourtant, le nombre des Entreprises de Taille Intermédiaires (ETI) est en perte de vitesse. Les ETI, ce sont ces gazelles de 250 à 5000 salariés et dont le total du bilan annuel n’excède pas 2 milliards d’euros. Fait notable: 40% des ETI nationales sont des entreprises familiales. Leur taille critique permet une performance solide à l’export, et une assise financière suffisamment stable pour pouvoir supporter le coût de l’innovation. Elles étaient 4507 en 2008, 4185 en 2009 et auraient encore perdu des troupes en 2010.

Outre les blocages financiers et administratifs qui ont été très bien pointés du doigt par des observatoires comme l’Institut Montaigne ou la DGCIS, c’est sans doute également notre culture entrepreneuriale qui est en cause: dès les bancs de l’école, les profils « atypiques » sont invités à rentrer dans les rangs, le goût de l’indépendance, la prise de risque, la capacité de rebond sont des facultés passées sous silence dans le cursus scolaire français. Jusqu’aux grandes écoles, qui favorisent largement les carrières au sein des grands groupes plutôt que les parcours salariaux au sein des PME.

Faut-il rendre obligatoire le stage en PME ou en ETI pour les élèves de grandes écoles, comme le suggère l’Institut Montaigne? Comment inciter les futurs cadres à projeter leurs talents dans les ETI de demain? Comment leur redonner l’envie de « plonger les mains dans le cambouis » et de renouer avec l’expérience d’organisations économiques à taille humaine?

Des questions abordées dans l’atelier « Entreprendre et éducation » à Valpré le 4 octobre, de 17h à 18h30. Un atelier animé par Nadine Barbottin (APEL, responsable de la commission Ecole et monde professionnel) et Patrick Gilormini (ESDES, école de management à Lyon)