Pourquoi faire du mécénat?

Quel intérêt mon entreprise a-t-elle à soutenir un musée ou une association d’insertion? Les chefs d’entreprises, s’ils sont souvent très sensibles aux problématiques sociales, aux enjeux culturels ou au sport à titre personnel, hésitent parfois à engager leur société dans une démarche de mécénat. C’est pourquoi Admical, depuis plus de trente ans, leur propose de découvrir à quel point le mécénat est une démarche stratégique pour l’entreprise, et les accompagne dans cette activité.

En 2010, malgré la crise, près de la moitié des entreprises de plus de 200 salariés étaient engagés dans le mécénat.

Les entreprises sont aujourd’hui considérées comme des acteurs à part entière de la société, à qui l’on demande de rendre des comptes sur leurs valeurs, leur éthique

Le mécénat leur donne la possibilité d’exprimer concrètement qui elles sont, en soutenant des causes d’intérêt général. C’est aussi une occasion unique de tisser des liens avec les différents acteurs de leur région, pour se faire connaître et pour développer des synergies propices au développement de l’attractivité de leur territoire. Le mécénat est également un formidable moyen d’impliquer les collaborateurs dans des projets de solidarité, de leur faire découvrir des artistes… Afin de développer une vraie fierté d’appartenance à l’entreprise, attirer les talents, développer la créativité et l’esprit d’équipe chez les salariés de l’entreprise.

En 2010, malgré la crise, près de la moitié des entreprises de plus de 200 salariés étaient engagés dans le mécénat: c’est le signe que cet engagement fait véritablement partie de l’ADN des sociétés. Les PME sont à la pointe du mouvement: elles représentent 85% des entreprises en France (enquête Admical-CSA, Le mécénat d’entreprise en France en 2010).

Le mécénat est donc une démarche à la portée de toutes les entreprises!

Olivier Tcherniak, Président d’Admical

Pour en savoir plus sur le mécénat d’entreprise, sa mise en place, ses tendances: www.admical.org. En ligne: la Charte du mécénat d’entreprise, mais aussi l’édition 2011/2012 du Répertoire du mécénat d’entreprise: l’outil incontournable des acteurs du mécénat.

« Entreprendre et culture », « Entreprendre et solidarité »: retrouvez deux ateliers sensibles à la problématique du mécénat, mardi 4 octobre à 17h aux Entretiens de Valpré.

« Je ne travaille pas »

Hier après-midi, conversation avec Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel&Augustin, pendant qu’il prenait de l’essence sur l’autoroute. Extraits.

Augustin Paluel-Marmont, à la tête d'une PME de 35 salariés

« Moi mon but, c’est de faire sourire la planète. On est dans une démarche humaine. Michel&Augustin, c’est d’abord une histoire d’amitié ».

« Je travaille tel que je suis, et je n’ai jamais considéré que le travail était quelque chose de pénible. Je ne travaille pas: je vis une passion. »

« Un état d’esprit, cela se décrète, c’est une question de volonté. La question pour un entrepreneur est: comment créer le terreau fertile à un état d’esprit positif au quotidien? »

« Pour grandir, il faut se laisser du temps. Le temps d’apprendre, de corriger le tir, d’investir et de construire. »

« La grande distribution? J’en accepte les règles. Je ne supporte pas les gens qui se plaignent. Si j’y suis, c’est par choix. »

« J’ai une question pour Anne-Sophie Pic: comment rendre l’exceptionnel accessible au plus grand nombre? »

Pour prolonger la rencontre, rendez-vous le 4 octobre à 12h30: déjeuner-débat avec Augustin Paluel-Marmont, fondateur de Michel&Augustin et Anne-Sophie Pic, chef 3 étoiles à Valence.

Des idées pour demain

Une belle chronique de Yann Le Galès parue ce matin dans le Figaro économie sur Inspirez!

L’esprit de Valpré

Autorité, bourse, espérance, femme, finance, handicap, performance, politique, (parler) vrai sont quelques-uns des 25 mots qui forment l’abécédaire de Valpré. Leur diversité illustre la richesse des rencontres du séminaire de Valpré lancées en 2002 par des patrons lyonnais et le cardinal Philippe Barbarin qui venait d’arriver dans la capitale des Gaules. Entrepreneurs, religieux, politiques, militaires, professeurs, syndicalistes, chercheurs y ont confronté leurs idées et affirmé leurs engagements. Leurs réflexions sont réunies dans le livre Inspirez ! publié à l’occasion du dixième anniversaire de ce rendez-vous soucieux de réconcilier entreprise, économie et vie spirituelle. « Les intervenants savent, quelles que soient leurs convictions, qu’en acceptant de venir à Valpré, ils se rendent à un rendez-vous chrétien. Ils ont conscience que sera exigée d’eux une certaine dignité dans l’accomplissement de leur fonction. C’est comme un défi intérieur qu’ils relèvent » , explique le cardinal Philippe Barbarin, archevêque de Lyon, primat des Gaules. Explorant de nouvelles pistes, les centaines de participants à ces entretiens ont affirmé que l’éthique permet de réconcilier l’économie réelle et la sphère financière. « Aujourd’hui, en France, les jeunes médecins prêtent serment de respecter le code de déontologie de la profession. Dans le même esprit, pourrait-on imaginer un serment d’Hippocrate pour l’ensemble des acteurs de la finance, traders compris ? » , ont-ils proposé. Alors que l’entreprise est très souvent réduite à des chiffres et des indices, Henri Lachmann, président du conseil de surveillance de Schneider Electric, a ouvert d’autres horizons. « Je pense qu’il est tout à fait possible de mesurer une performance sans la quantifier », a affirmé le chef d’entreprise. Jean-Baptiste Hibon, infirme moteur cérébral, titulaire d’un DEA de psychologie et père de famille, a expliqué pourquoi « il perçoit son handicap comme un fil rouge qui conduit à l’explosion des talents ». Car l’entreprise tire sa force de l’acceptation des différences tout en affirmant son refus de certaines idées à la mode telle l’idéologie de la transparence. Mais il faut pour cela que les entrepreneurs et ceux qui créent puissent faire entendre leur voix.

par Yann Le Galès

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L’entrepreneur culturel est-il un entrepreneur comme les autres?

C’est l’histoire d’un entrepreneur un peu hors du commun, d’un entrepreneur qui partait à la « chasse au papillon » pour reprendre l’expression d’un chercheur au CNRS spécialiste de la veille anticipative. Qu’il travaille dans le secteur des arts vivants, du multimédia, de la peinture ou de la musique électronique, l’entrepreneur culturel tente toujours de révéler des attentes cachées, de capter des signaux faibles, d’anticiper un besoin intangible de l’homme parce que mi-esthétique, mi-spirituel, et éminemment subjectif.

Il dispose à cet égard d’une sensibilité, d’un savoir-faire indiscutables, dont les entrepreneurs ordinaires gagneraient beaucoup à s’inspirer pour appréhender leur marché. Et pourtant, malgré cette prédisposition naturelle à l’innovation, le secteur culturel peine à se « mettre en économie ». Derrière cette expression ne se profile pas forcément le diktat de la rentabilité, ni même celui de la compétitivité, mais l’exigence de s’insérer dans un système d’échange constructif et durable avec les autres acteurs de l’économie, afin qu’il puisse occuper sereinement la place qui lui revient.

Quels sont les paradigmes à mettre en oeuvre pour que ce secteur parvienne à transformer des bénéfices d’ordre esthétique, humain, spirituel en avantages concurrentiels? L’entrepreneur culturel est-il un entrepreneur comme les autres?

Cette thématique fera l’objet d’un atelier aux prochains Entretiens de Valpré mardi 4 octobre 2011, de 17h à 18h30. S’inscrire